Poétesse rêvant d'horizons chimériques,
Bercée par l'alizé, elle rend ses pauvres armes,
Ressassant le passé fictif et idyllique,
Responsable souvent de la coulée de larmes.
Poétesse songeant à de doux paysages
Voguant pour oublier les blessures passées
La lune et son sourire comme unique équipage
Sur la voûte céleste, elle a les yeux rivés
Dans les flots déchaînés qui peu à peu s'apaisent
Elle jette une bouteille contenant les fadaises
Identifiées trop tard, tel le chant de sirènes
La vie dont elle dispose est désormais meilleure
Condamnant la douleur et écoutant son cœur
Elle devient de son sort arbitre souveraine.





