Et la voila embarquée pour toujours, à jamaisDans un voyage sans espoir ou rêves et poèmes,
Ont l'odeur de la mort qui frappe sans remords,
Sans égard aucun pour son cœur en souffrance.
Pour elle vivre n'a pas de sens et mourir, l'horizon.
Ni amis ni passions ne peuvent lui redonner
Ce après quoi elle court sans un regard sans un mot
Pour les marcheurs anonymes qu'elle croise sur son chemin.
Elle manie les mots
comme on manie l'épée.
Elle blesse elle tue, et s'en moque du passé.
Quand elle sourit, c'est pour mieux endormir
L'ingénu poète qui d'elle a le malheur
De s'approcher sans se douter nullement
Que la belle plante, fine et habile, mord cruellement !





