vendredi 18 juillet 2014

Même mon rouge était PASTEL....





Tout s'est décidé par un matin d'avril
Après que la nuit ait emporté mes rêves.
Il ne me restait qu'un battement de cil
Un peu comme si tu chassais de nouveau Eve.
Moi, j'étais perdu au milieu de ce lit
Et certainement au milieu de ma vie.



Toute la journée j'ai traîné au hasard
Espérant trouver un sens à ta mémoire.
Et pouvoir offrir la douceur d'un regard
Pour ne plus parler qu'aux reflets d'un miroir.
Là, j'ai mis la toile et pris quelques pinceaux
Puis j'ai mélangé les douleurs de ma peau.




En deux trois touches, comme pour crier,
J'ai mis du rouge à mes pensées.
En deux trois touches, comme une ombrelle,
Même mon rouge était pastel.

Le vert d'une pomme émincée sur mon sort
Jeté aux contours d'un visage inconnu.
Des seins suspendus comme un bateau sans port
Viennent t'exprimer tant de mots retenus.
Moi, je ne voulais que donner de l'amour
Et par ton silence j'ai bien cru être sourd.

Quel Dieu peut laisser couler tant de larmes
Cacher la souffrance à l'aube immaculée.
Écourter nos vies pour distiller nos âmes
Et les disperser dans les prairies gelées.
Là, sous l'ombre étouffante de ton visage
J'ai peint l'aquarelle d'un enfant sans âge.



En deux trois touches, comme pour crier,
J'ai mis du rouge à mes pensées.
En deux trois touches, comme une ombrelle,
Même mon rouge était pastel.













un jour ailleurs