En deux accords il prit ton cœur,
Sous la magie de ses poèmes
Offrant des mots comme des fleurs ;
T'as tout laissé pour la bohème
Pour celui qui sécha tes pleurs,
Jamais lassée de ses « je t'aime »
Regardant s'écouler les heures...
C'est lui, c'est sûr, tu l'as trouvé,
Mais voilà... il est trop fauché.
Cabriolet, cheveux au vent,
La peau léchée par les embruns,
Hôtels de luxe et restaurants
Vous promenant main dans la main ;
Avant que ne glisse l'amant,
Avant qu'il dorme sur ton sein,
Il t'a demandé un enfant,
Offert mille bijoux sur écrins...
C'est lui, c'est sûr, tu l'as trouvé,
Mais voilà... il est trop marié.
De faux tatoués en biker gay,
De vrais cogneurs en ambigus,
Pour un caïd ou un minet,
Un intello au corps velu ;
Trier le grain de son ivraie
Pour l'Idéal tant attendu,
Ne plus faire ces cœurs à la craie
Qui s'effacent dès qu'il à plu...
Un jour, c'est sûr, tu vas trouver,
Mais voilà... il faut pas chercher.




